"Jardins de plaisir"
« C’est le fait de tous les grands jardins que de retrouver cette harmonie entre le monde intellectuel des cabinets de lecture et le monde toujours vivant des fleurs et des arbres » (Michel Baridon à propos de Cormatin).

Créés vers 1620, remaniés à « l’anglaise » vers 1785, les jardins ont disparu en 1815, lorsque les terrains ont servi à combler les douves. Seuls quelques beaux arbres avaient survécu, un chêne tricentenaire, sept cyprès-chauves ainsi que les 130 tilleuls de l’allée Lamartine au bord de la rivière.

En 1988-89, le recreusement des fossés a permis de reconstituer la plate-forme des jardins. Plus de 13000m3 de terre ayant été déplacés, les parterres, bosquets et labyrinthe ont été replantés de 1990 à 1993.
On a cherché à retrouver autant l'esprit que la forme des jardins baroques, à la fois ludiques, sensuels et philosophiques.
Le château en l'an 1700
Le château en l'an 1700

Plan du jardin

Le plan des jardins de Cormatin width=

 

« C’est d’abord le plaisir de la découverte et ici ce plaisir est infini. On peut varier les angles en faisant le tour du château, parcourir les promenoirs pour dominer le grand parterre central, fouler le gazon des allées et reconnaître les plantes et les arbustes qui nous font cortège, suivre le glissement des reflets le long des calmes miroirs d’eau, découvrir les chênes centenaires, l’allée des tilleuls, le théâtre de verdure, jeter un œil admiratif sur les jeux de couleurs, qui animent le potager… » Michel Baridon.
Le potager du château
Le potager du château

Le jardin des Cinq Sens est aussi jardin de l’esprit

Le « Songe de Poliphile » (1499) et ses cinq jardins magiques, où le héros s’aventure à la recherche de la Sagesse, demeure à l’âge baroque le texte de référence des créateurs de jardins. Le plan, les proportions, les couleurs, les plantes, les statues et les inscriptions, tout doit concourir à faire du jardin la trame d’une méditation sur la place de l’homme dans la création divine.
Le parterre, au pied des appartements d’honneur, figure le paradis terrestre avec Adam et Eve, le pommier de la Connaissance, la fontaine de vie, etc.
Le labyrinthe symbolise les épreuves de la vie humaine après la faute originelle et la volière-belvédère (O. de Mercey, architecte) est la récompense céleste offerte à ceux qui ont su vaincre les difficultés... Sa coupole de fer forgé (Michel et J.Y. Bouillot, ferroniers - 1990) est formée de cœurs enlacés pour rappeler que le paradis est l'union des âmes dans l'amour de Dieu...
Gravée en lettres d’or à l’entrée du jardin, une citation de Nietzsche incite à la réflexion : « C’est nous que doivent traduire et la pierre et la plante pour que nous puissions nous promener en nous-même ».
Le château vu du parterre
Le château vu du parterre

Le parterre depuis les appartements d'honneur
Le parterre depuis les appartements d'honneur

Se perdre dans le labyrinthe
Se perdre dans le labyrinthe

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